La Bourse de Paris marque une pause, l'oeil sur le Groenland
La Bourse de Paris a fini à l'équilibre vendredi, attentive à l'évolution de la situation au Groenland, tandis que l'écart des taux entre France et Allemagne s'est nettement réduit, en raison de l'adoption probable du budget en France.
Le CAC 40 a cédé 0,07% à 8.143,05 points, en recul de 5,84 points. La veille, l'indice vedette parisien avait gagné 0,99% à 8.148,89 points.
"Les marchés sont dans l'attente, on se repose un peu", relève Nathalie Benatia, macroéconomiste chez BNP Paribas Asset Management, interrogée par l'AFP.
Les investisseurs temporisent après la nette hausse des cours de la veille, provoquée par le renoncement de Donald Trump à de nouveaux droits de douane contre plusieurs pays européens opposés à son annexion du Groenland par les Etats-Unis mercredi à Davos.
Une source au fait des discussions a indiqué à l'AFP que Washington et Copenhague allaient notamment renégocier leur accord de défense sur le territoire autonome danois datant de 1951.
Mais il y a "encore beaucoup de travail à faire", a confié à l'AFP Mark Rutte, secrétaire général de l'Otan.
Et "même si Donald Trump a renoncé à acquérir le territoire par la force, l'incertitude demeure", estime Patrick Munelly, de Tickmill Group.
L'écart entre les taux d'intérêt français et allemand se réduit
L'écart entre le taux d'intérêt français à échéance dix ans et son équivalent allemand, baromètre de la confiance des investisseurs envers la France, est passé sous les 0,60 point vendredi, alors que la perspective d'une adoption d'un budget pour 2026 se rapproche.
C'est une première depuis juin 2024, quand Emmanuel Macron avait dissous l'Assemblée nationale, provoquant une instabilité politique et budgétaire majeure dans le pays et un bond des taux d'intérêt français.
Le "spread" franco-allemand était monté jusqu'à plus de 0,87 point de pourcentage dans les mois suivant, alors qu'il évoluait autour de 0,50 point auparavant.
Cet écart, dit "spread", est revenu à 0,58 point, contre 0,62 point la veille. En début de semaine, il était à 0,70 point.
L'écart se réduit depuis le début de la semaine, car l'utilisation par le Premier ministre Sébastien Lecornu de l'article 49-3, et le refus de censure de la droite et du PS, devraient permettre d'adopter un budget pour 2026, après plusieurs mois de discussions.
"Il y a une forme de soulagement, car la situation politique se simplifie, au moins à court terme", relève Nathalie Benatia.
Hausse du chiffre d'affaires de Pierre et Vacances-Center Parcs
Le groupe de tourisme Pierre et Vacances-Center Parcs qui a récemment annoncé avoir "engagé des discussions avec des investisseurs" pour une entrée à son capital, a publié jeudi un chiffre d'affaires en hausse de 4% au premier trimestre.
Son titre a pris 1,65% à 1,84 euro.
J.Hoffmann--NRZ