Lecornu se donne pour objectif la construction de "2 millions de logements d'ici à 2030", soit 400.000 par an
Sébastien Lecornu s'est donné vendredi un objectif de construction de "2 millions de logements d'ici à 2030", soit "400.000 par an", lors d'un déplacement en Seine-Saint-Denis destiné à présenter les réponses dans le budget pour ce secteur en crise.
"Je ne doute pas que nous serons surveillés dans notre capacité collective, avec la profession, à réussir et être capables de sortir 2 millions de logements d'ici à 2030. Donc c'est absolument colossal. C'est 400.000 logements par an", a affirmé le Premier ministre lors d'un point presse à Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Le logement fait partie "des grandes urgences dans le pays" qui "ne pourront pas attendre le grand débat de (la présidentielle) de 2027".
Sébastien Lecornu a présenté plusieurs principes pour ce futur plan. "Il ne faut pas emmerder les Français", a-t-il déclaré, une manière d'appeler à plus de souplesse pour relancer le secteur, de même qu'il ne faut pas selon lui opposer "le social contre le privé et le privé contre le social", ainsi que "le rural et l'urbain".
Le Premier ministre entend appliquer au logement la méthodologie "de Notre-Dame et des Jeux olympiques".
Les leviers mobilisés pour y parvenir sont "un soutien financier inédit aux bailleurs sociaux" inscrit dans le budget 2026, "l'épargne des Français pour relancer l'investissement locatif" ainsi qu'"un calendrier d'engagements pour simplifier les projets immobiliers", en s'appuyant sur les élus locaux et les acteurs du secteur.
Un nouveau dispositif d'investissement locatif, qui pourrait prendre le nom de Vincent Jeanbrun, en remplacement du dispositif Pinel, a été salué par les professionnels du secteur.
Il s'agit d'une version améliorée du "statut du bailleur privé", un avantage fiscal destiné à encourager les particuliers à investir dans un logement pour le louer.
Ce dispositif va "permettre de construire près de 50.000 logements en plus par an", selon le ministre du Logement, et devrait générer plus de 500 millions d'euros de recettes fiscales.
C.Schneider--NRZ