Explosion à Monaco: Ermolaev dit n'avoir eu "aucune raison" de se penser menacé
Le richissime homme d'affaires originaire d'Ukraine visé par une attaque à l'engin explosif à Monaco, affirme dans un entretien publié lundi n'avoir eu "aucune raison de penser que (sa) vie pouvait être en danger".
Dans sa première interview depuis l'attentat du 29 juin, Vadim Ermolaev, qui est toujours hospitalisé mais assure "(aller) mieux", explique à Monaco Matin n'avoir "absolument pas" pensé que sa vie pouvait être menacée.
"Avant cette attaque, je n'avais aucune raison de penser que ma vie pouvait être en danger, surtout dans un endroit comme Monaco", explique-t-il.
À la question "savez-vous qui vous en veut?", il répond "non", et se refuse à "commenter les différentes hypothèses ni certains éléments particuliers du dossier", arguant de l'enquête pénale en cours.
Le richissime homme d'affaires de 58 ans originaire d'Ukraine et ayant pris la nationalité chypriote, sa compagne et son fils de 13 ans ont été grièvement blessés par un engin explosif déclenché à distance à leur arrivée dans le hall de leur immeuble monégasque. M. Ermolaev réside dans la principauté depuis au moins 2021.
Une Ukrainienne de 39 ans soupçonnée d'avoir posé l'engin explosif a été retrouvée tuée par balle en Ukraine après cet attentat et deux autres suspects, un ancien policier et un employé actuel de la Direction générale du renseignement (GUR) du ministère ukrainien de la Défense ont été arrêtés.
À une question sur une possible implication de "l'État ukrainien", M. Ermolaev explique à Monaco Matin "préfère(r) ne pas répondre à cette question" car "à ce stade, toute hypothèse formulée publiquement risquerait de compliquer le travail des enquêteurs"
Il affirme cependant que les sanctions dont il fait l'objet depuis décembre 2023 en Ukraine pour ses activités commerciales en Crimée, annexée par la Russie, résultent "d'une erreur et ne reposent sur aucun fondement juridique valable".
Il assure également ne voir "aucun élément permettant de relier" l'attentat qui l'a visé à une affaire de centre d'appel frauduleux dans laquelle un autre de ses fils a été condamné en Estonie.
M. Ermolaev indique enfin avoir "l'intention de continuer à vivre à Monaco" et exprime l'espoir que l'enquête permette de "comprendre les circonstances de cette attaque et de savoir si le danger est désormais écarté".
L'attentat contre M. Ermolaev a constitué un coup de tonnerre pour Monaco, micro-État méditerranéen ultrasécurisé de 2 km2 et 40.000 habitants, notamment une population internationale très aisée.
S.Braun--NRZ