F1: dominatrices, les Mercedes d'Antonelli et de Russell partiront en première ligne au Japon
Les Mercedes ont confirmé samedi leur ultra domination en Formule 1, le pilote italien de Kimi Antonelli signant la pole position pour le Grand Prix du Japon dimanche, devant son coéquipier britannique George Russell, actuel leader du Championnat du monde.
C'est la second fois consécutive que le prodige de 19 ans partira en première position, après avoir été au GP de Chine il y a 15 jours le plus jeune "poleman" de l'histoire de la discipline reine du sport automobile.
Pour la troisième manche du Championnat du monde de F1, dont la nouvelle réglementation des moteurs et des châssis divise les pilotes, Antonelli et Russell trôneront en première ligne du très exigeant circuit de Suzuka, devant plusieurs dizaines de milliers de spectateurs japonais et étrangers, au bord du Pacifique à 375 km au sud-ouest de Tokyo.
Antonelli, déjà en pole et vainqueur au GP de Shanghai mi-mars, a bouclé son meilleur tour sur le circuit japonais, très apprécié des pilotes pour son tracé en forme de huit, en 1 minute 28 secondes et 778 millièmes.
Russell est relégué à 298 millièmes.
Derrière, l'Australien Oscar Piastri (McLaren-Mercedes), qui n'a pas encore fait un tour de Grand Prix en 2026 après ses abandons en Australie et en Chine, partira troisième et le Monégasque Charles Leclerc, dont la Ferrari est capable de prendre des départs plus rapides que la concurrence, s'élancera à ses côtés, en quatrième position.
Antonelli s'est dit "super content d'une bonne session, propre", assurant se "sentir bien dans la voiture dont chaque tour l'améliore".
Russell, qui domine pour l'instant à 28 ans le Championnat et s'affiche comme l'unique rival du jeune Italien pour le titre, s'est félicité qu'ils aient tous les deux été "très rapides tout au long du week-end" d'essais et de qualifications avant un GP qui débutera dimanche à 07H00 (heure française GMT+2 compte tenu du passage à l'heure d'été).
- "Vraiment difficile" pour Verstappen -
En revanche, le quadruple champion du monde Max Verstappen est apparu encore plus en colère à l'issue des qualifications.
Il ne cesse de pester depuis des mois contre sa Red Bull et son moteur hybride, à moitié thermique et électrique, dont il a du mal à gérer l'énergie de la batterie: le Néerlandais a été éliminé dès la seconde partie des qualifications et a hurlé dans sa radio que la voiture était "pour lui inconduisible".
"C'est vraiment difficile, imprévisible", a ensuite tonné Verstappen auprès de la chaîne Sky, alors qu'il avait gagné au Japon quatre ans de suite jusqu'à la saison dernière.
Mais la nouvelle réglementation ne convient pas au pilote Red Bull qui compare maintenant la F1 à de la "Formule E (électrique) sous stéroïdes" et au jeu vidéo "Mario Kart".
Ulcéré jeudi en conférence de presse, il a même sommé un journaliste britannique du journal The Guardian de sortir de la pièce, invoquant une question que le reporter lui avait posé en fin de saison dernière et qui ne lui avait pas plu.
Chez McLaren, à la peine depuis le début de saison, le champion du monde en titre Lando Norris a réalisé le cinquième temps et partira aux côtés de son compatriote Lewis Hamilton (Ferrari). La superstar de 41 ans, qui a remporté sept couronnes mondiales, se sent regonflé cette année après une saison 2025 catastrophique avec la Scuderia.
Piastri a estimé que les McLaren, qui ont remporté le championnat du monde des constructeurs en 2024 et 2025, mais sont largement derrière les Ferrari et les Mercedes cette année, avaient de quoi se "rapprocher" de l'écurie allemande, pour l'instant intouchable.
Du côté des pilotes français, Pierre Gasly (Alpine), 7e, partira devant Isack Hadjar (Red Bull), 8e. Esteban Ocon (Haas) est lui 12e.
U.Brunner--NRZ