Neue Rheinische Zeitung - Ligue des champions: PSG-Bayern, une soirée légendaire qui donne envie du retour

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Ligue des champions: PSG-Bayern, une soirée légendaire qui donne envie du retour
Ligue des champions: PSG-Bayern, une soirée légendaire qui donne envie du retour / Photo: © AFP

Ligue des champions: PSG-Bayern, une soirée légendaire qui donne envie du retour

La liste des qualificatifs est interminable: la demi-finale aller de Ligue des champions entre le PSG et le Bayern Munich (5-4), attendue comme la finale avant l'heure, a tenu mardi toutes ses promesses, atteignant les sommets du foot dans une ambiance folle.

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Dans les couloirs du Parc des Princes, au coup de sifflet final, l'atmosphère était différente de d'habitude. Un parfum d'Histoire planait. Les joueurs, les staffs, les supporters et les journalistes... tous avaient les mêmes mots à la bouche: "fantastique", "historique", "du jamais-vu".

La plupart comparaient ce qu'ils venaient de vivre, dans un stade en fusion, à l'irrationnelle finale de la Coupe du monde 2022 entre l'Argentine et la France (3-3 a.p., 4-2 t.a.b), estimant tous que le niveau des joueurs mardi était à son apogée.

Sur le plateau de CBS, l'ancienne légende de l'équipe de France et d'Arsenal Thierry Henry osait même: "On se plaint depuis un ou deux ans que le football est ennuyeux et ce match ne l'était pas! Si on laisse le côté professionnel à la maison, je me suis amusé, et je pense que tout le monde s'est amusé à la maison aussi. C'était juste fou".

- Pluie de records -

Mecredi matin, la presse française et internationale a été tout aussi extatique: "Football total", titre l'Equipe. "Tout simplement somptueux", dit Le Parisien. "Airs de match de légende" pour le Monde. Le journal allemand Die Welt remercie "pour ce gala mémorable", tandis que Bild se réjouit d'un "spectacle incroyable".

"On a vu un grand match de foot, le meilleur auquel j'ai participé dans ma vie", a glissé mardi Vitinha, épuisé en zone mixte mais qui n'a jamais laissé paraître qu'il souffrait depuis dix jours d'une inflammation du talon.

Alors, a t-on assisté au "match du siècle" entre les deux meilleures équipes actuelles ? Le débat est ouvert, mais il est certain qu'avec le nombre de buts, neuf au total, total inédit en Ligue des champions à ce stade de la compétition, cette demi-finale va forcément marquer l'Histoire du jeu.

C'est simple, une pluie de records est tombée: le Bayern n'avait plus encaissé 5 buts dans un match européen depuis plus de 30 ans. Jamais en demi-finale de Ligue des champions, 5 buts avaient été marqués en première période.

A tous les niveaux du jeu, l'intensité était totale: dans les transitions rapides comme des éclairs, des duels agressifs sur tous les ballons et n'importe où sur le terrain, le rythme à en faire tourner les têtes, les permutations incessantes de postes, sans compter les dribbles virevoltants de Michael Olise, Luis Diaz, Ousmane Dembélé et de Khvicha Kvaratskhelia.

- "Deux idées similaires" -

Les attaquants de ces deux équipes ultra-offensives ont été au sommet de leur art. Déroutants de facilité, sans aucune pression et aidés souvent par les immenses espaces laissés par les défenses, les quatre artistes ont rendu ce spectacle inoubliable. Avec notamment un doublé chacun pour les deux hommes des grands soirs parisiens.

A l'inverse, les défenses et les deux gardiens Matveï Safonov et surtout la légende Manuel Neuer ont moins brillé qu'à leur habitude, mais cela montre aussi la puissance de feu de ces quatre attaquants. Ce qui se fait de mieux en ce moment sur un terrain de foot.

"Le rythme de ce match a été différent de la normalité" et "les deux équipes ont montré le football qu'elles aiment", soit ce jeu de transitions et d'attaques, a glissé Luis Enrique, épuisé devant la presse, répétant ce qu'avait lancé quelques minutes avant son homologue bavarois Vincent Kompany: "C'est un clash de deux idées similaires".

"Normalement une équipe se retire, accepte que l'adversaire impose son jeu. Là, aucune équipe n'a accepté, et ça donne ce genre de match", a appuyé le Belge, en tribunes car suspendu.

Mais au-delà des rêves et de l'irrationnel qui flottent dans l'air au lendemain de ce spectacle inoubliable, il faut vite revenir à la réalité car pour voir la vraie finale le 30 mai à Budapest, Parisiens et Munichois devront jouer la même symphonie mercredi prochain à l'Allianz Arena de Munich. Car oui, il est encore possible de vivre une soirée encore plus folle dans une semaine.

Y aura-t-il la même avalanche de buts ? "Minimum trois, c'est ce que nous pensons" pour se qualifier, a affirmé Luis Enrique, qui sera de retour à Munich, près d'un an après y avoir écrit l'histoire du PSG en remportant la première Ligue des champions du club dans l'enceinte bavaroise.

U.Brunner--NRZ