Italie: Naples espère le réveil du volcan Kevin De Bruyne
Après une première saison décevante, entre longue absence sur blessure et prises de bec avec son entraîneur, Kevin De Bruyne veut montrer un autre visage aux supporters de Naples, à commencer samedi (18h00) lors du duel au sommet avec l'Inter Milan.
Parti de Manchester City en légende en juillet 2025 après y avoir tout gagné en dix saisons, De Bruyne, 35 ans, n'a pour l'instant pas marqué l'histoire du Napoli, ni les esprits de ses supporters incandescents.
Il a en tout et pour tout joué 23 matches et inscrit six buts toutes compétitions confondues sous la maillot bleu azur: pas de quoi impressionner les tifosi napolitains, ou, comme l'Ecossais Scott McTominay, vite devenu l'un des chouchous du stade Diego-Armando-Maradona, d'avoir une pizza à son nom.
Pour sa défense, le milieu belge n'a pas eu une transition facile. Il s'est sérieusement blessé au biceps fémoral de la cuisse droite fin octobre en tirant un penalty et a dû attendre cinq mois pour retrouver les terrains.
Avant même cette blessure, son expérience napolitaine avait mal débuté. Mécontent d'être remplacé en cours de match plusieurs fois, notamment lors de ses retrouvailles avec ses anciens coéquipiers de Manchester City en Ligue des champions et de ne pas avoir son rôle habituel dans l'axe, "KDB" est vite entré en conflit avec Antonio Conte.
Lorsque l'entraîneur italien, usé par l'éprouvant contexte napolitain, a jeté l'éponge après deux saisons, un titre de champion (2025) et une 2e place (2026), De Bruyne n'a pas caché son soulagement.
Dans un entretien au quotidien belge Nieuwsblad fin mai, il a asséné: "Pour moi, oui, il n'était pas nécessaire qu'il reste".
- Une 3e saison en option -
Il en a remis une couche la semaine dernière: "Conte est quelqu'un de très rigide, concentré uniquement sur les rapports professionnels avec ses joueurs, sur le foot, le foot et le foot", a-t-il confié au Corriere dello Sport.
"Tu ne peux pas t'entendre avec tout le monde dans ta carrière et c’est normal", a-t-il reconnu, avant de se féliciter de l'arrivée de Massimiliano Allegri.
L'ancien entraîneur de l'AC Milan et de la Juventus Turin, est selon lui "un peu plus détendu, moins formel et prend plus soin du lien personnel" avec ses joueurs.
Allegri, pourtant, ne l'a pas titularisé lors des deux premières journées du Championnat d'Italie, ce qui n'a pas empêché le deuxième meilleur buteur de l'histoire de l'équipe de Belgique (124 sélections/38 buts) d'ouvrir son compteur, comme remplaçant, en inscrivant le 199e but de sa carrière contre le Genoa (1-0).
L'absence pendant un mois de McTominay, qui va être opéré pour corriger un problème d'arythmie cardiaque, pourrait lui valoir sa première titularisation de la saison samedi à San Siro contre l'Inter Milan, champion en titre et grand favori à sa propre succession.
Alors qu'il dispose d'une option pour une saison supplémentaire à l'issue de celle qui vient de débuter, De Bruyne, un but cet été durant le Mondial-2026 terminé en quarts de finale face à l'Espagne (2-1), reste flou sur son avenir, au Napoli, comme sur les terrains de foot.
"On en parlera en mars ou plus tard", a-t-il confié au Corriere dello Sport. "Des fois, j'ai envie d'arrêter, des fois j'ai envie de jouer pendant encore cinq ans. Pour moi le plus important, c'est de prendre du plaisir, d'être bien et que ma famille soit heureuse".
D.Seifert--NRZ